Vers un label lobbying responsable
Les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat viennent d’apporter une reconnaissance à la légitimité du lobbying tout en proposant un cadre de travail amélioré. Cette décision nous amène à repenser les détails de cette activité professionnelle, telle qu’elle peut être exercée dans les entreprises, les cabinets de conseils, ainsi que les ONG, think thanks et associations de consommateurs qui participent également à la formation de la décision publique.
Cette initiative des deux assemblées va dans le sens d’une plus grande transparence et d’une meilleure gouvernance. C’est une étape positive qu’il faut encourager et à laquelle les parties prenantes du lobbying devraient apporter une contribution.
Dans cette période de transformation sociale active, il importe de réaffirmer le besoin d’un dialogue permanent entre acteurs économiques et décideurs publics et donc le besoin d’échanges et de partage d’informations qui assurent un débat démocratique bien compris et approfondi. Le lobbying participe à cette question d’une meilleure gouvernance qui redéfinit les liens entre décideurs publics et privés.
Pour un lobbying responsable
Compte tenu des débats dont le lobbying fait l’objet, il semble important de s’accorder pour fixer des normes de conduite communes.
La signature d’un code de déontologie, ou d’un code de bonne conduite défini par les assemblées, appelle deux conditions de bonne application : l’élaboration de critères précis dans un cadre consensuel et la mise en place d’un processus de contrôle bien accepté.
Le concept de responsabilité va au-delà d’un code professionnel ou d’un cadre déontologique, qui peuvent être appliqués de façon formelle sans que l’on se sente engagé ou solidaire de son utilité intrinsèque.
Il n’en va pas de même de la pratique du « lobbying responsable®. » Celui-ci pourrait constituer, lorsqu’il est revendiqué, une démarche volontaire pour rechercher l’application la plus large possible des principes qui la définissent. La construction des exigences du lobbying responsable® implique, en amont, un travail avec les autres acteurs pour que cette responsabilité suive de façon continue les attentes de la société.

Derniers indicateurs commentésParticipant de la concertation du 24 juin 2010 sur Indicateur 20 La déontologie doit porter non pas sur les finalités, mais sur les méthodes de lobbyingLa définition des méthodes et de leurs limites doivent être les mêmes pour tous. En revanche, la finalité ne sera... »» Participant de la concertation du 24 juin 2010 sur Indicateur 14 Il semble important de construire un code éthique, sur la base d’une auto-régulation : les lobbyistes se donneraient leur propre déontologie. »» Participant de la concertation du 24 juin 2010 sur Indicateur 12 Il faut aller plus loin que le simple respect des règles institutionnelles. Il y a en effet des comportements qui ne sont pas interdits explicitement par les institutions. C’est le cas des conflits d’... »» Participant de la concertation du 24 juin 2010 sur Indicateur 7 Le vrai sujet est alors celui de l’autorité de l’expert dans le débat.On arrive à la question de la force de l’expertise dans l’argumentation et le débat. Des experts peuvent avoir des opinions différ... »» Participant de la concertation du 24 juin 2010 sur Indicateur 7 Il est absolument nécessaire que soient transmises des données sourcées : l’important dans le débat, c’est de garantir la « nature vraie » de l’information.On touche à la question du débat de l’expert... »»